User du bon ton

le 28/11/2017

« C'est par l'évaluation que se fixe la valeur : sans l'évaluation, la noix de l'existence serait creuse » Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra)

La voici, qui s’avance. Elle nous avait prévenu. Alors, on l’avait entendue. Mais on ne s’y attendait pas, ou plus. Ou peut-être l’inverse…

A bord, elle a résonné au fond des eaux troubles créant une vague sur laquelle nous nous sommes sentis remués, à peine rafraîchis…

Une histoire de séparation, ou de détachement, pour faire plus « propre ».

Car, qu’est-ce que le détachement s’il n’y a pas de séparation physique ?

Ni une, ni deux, là où il était question de rester, nous avons décidé de résister - inconsciemment ? -  au mouvement prononcé. 

Vouloir trop bien faire ou se faire sévère, avec soi-même. Quand l’autre jugerait qu’on le prend trop à la légère, on a bien fait de se faire.

Quel regard donner à quelque chose qui n’est pas encore né ? 

Regarder plus bas et être à l’écoute de ce sentiment creux et familier. Car, qui de celui qui reste ou de celui qui part est le plus valeureux ?

A l’heure où notre corps ne répond plus, tout se murmure.  Engloutis, nous voilà à la tête d’un être qu’on est « trop » heureux de retrouver. Seul.

(crédit photo : Leo Gayola, https://www.natureauvol.com)

Vouloir (trop) souffrir. 

« Madame, notre pays est trop puissant mais nous, le peuple congolais, nous souffrons » 

Aïe. Des mots en trop, on en entendrait tous les jours. Répétés, ils traversent l’homme blessé. 

C’est ainsi qu’on se répare. Puisque la vie nous donne l’occasion de s’exprimer, à sa façon. 

Douce leçon quand il n’y a pas de raison d’y croire… Puisqu’à la place d’une justice, il y a l’espoir d’une illusion. 

Serait-ce ainsi qu’on se sépare ? Allez se poser la question ! 

Là où une réponse serait le mot de trop. Reste à user inlassablement du bon ton et de l’expression jusqu’à la contemplation.  


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