Un regard sur ce qui est en nous.

le 31/10/2017

Là où il y a des pluies qui effacent les orages, Il y a des ombres qui nourrissent la nuit.

Rien n’est à toi, tout t’est dû. 

Aussi souple que cela puisse paraître, être dans ses pensées ne se révèle pas si évident que cela en a l’air.

Rêver, encore rêver, toujours rêver. S’accorder à. S’y attarder.

Est-ce cela le plaisir ? Un sourire intérieur qui se prononce quand on a fini par croire qu’on est en train de rêver.

Et peu importe si cela reste étrange parmi les sentiments plus lointains.

Qui rira, verra. 

Nous ne sommes pas maître du temps, jusqu’à ce qu’il soit à nous, le temps.

Alors, peut-être, qu’un jour, viendra… 

Le jour où nous nous sommes rencontrés, je ne les ai pas re-gardées. J’ai été et je suis, dès lors, mes pensées. Guidée par l’imagination, j’ai su que le devenir n’était pas loin.

(crédit photo : Leo Gayola, www.natureauvol.com)

*** Etre ou avoir ?

Ou tenter de se faire comprendre dans un pays « étranger », comme la RDC.

Il me semble qu’il y a un léger décalage quand je demande à notre aide à la maison de laver les cuves de stockage d’eau d’une façon naturelle, avec des feuilles de papayer. Il me dit « oui » en ressortant avec du liquide vaisselle. Un temps. D’un autre âge. Doù vient cette idée?

Comme lorsque je m’obstine à dire « chaussette ? quoi chaussette ? » à mon petit qui tente de répéter « sucette ! » ou bien encore « moustache ? quelle moustache ? » lorsqu’il souhaite prononcer « pistache ! ».

Ainsi, on ne voudrait pas entendre ce qu’on arrive pas à comprendre ? Et transmettre ce que l’on n’a pas…

Mille lieux sous la terre.

Pourquoi pas s’imaginer qu’on devient ce qu’on possède. Alors on reçoit ce qu’on laisse naître en soi.

Ces petites différences auraient toute leur importance si on leur prêtait un peu d’attention.

Me voici repartie pour un nouveau cours de lingala - « le lingala, c’est très facile… ». Mouais.

Enfin, cette langue me rappelle qu’entre « être » (« kozala ») et « avoir » (« kozala na »), il n’y a qu’un trait d’union. Entre deux mondes.

Aller plus loin ?  Quelle idée! Tout est là, il n’y a plus qu’à. Etre, et avoir.

Ou rêver à un ciel (« likolo ») qui s’étend au-dessus (« likolo ») de nos pieds (« lokolo »). *** 

    


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