La mère, sujet de tous les fardeaux

le 27/03/2019

Poste de défense, avant Tout.

La mère, la femme, la fille… Elle donne tout et prend tout. Ce qu’on lui donne. 

Pris dans les vagues, elle se laisse traverser, par le mouvement, de la vie.

 

Être avec un enfant. Est-ce que je fais bien ou pas ? De ne rien faire...

La désapprobation, les craintes, mais aussi l’apaisement. En soi. Pour soi.

S’apercevoir qu’on illumine aussi quand on porte un enfant ! Pourquoi ??? 

 

On dit de la femme qu’elle est forte, à tort et à travers. Quand on ne s’avoue pas qu’on la trouve vulnérable, peu, voire pas fiable. Au fond, irritable. 

Agaçante, perturbante, insolente. 

Car, qui a osé dire de nos jours que la vulnérabilité était une force ? 

Enfin, apprécie-t-on réellement une personne en proie à ses émotions et non maître de soi ?

 

Je me souviens des mots que j’ai dit, lors de l’accouchement de mon fils, alors que la sage-femme me demandait de visualiser que nous étions dans un tunnel et que nous nous dirigions vers la sortie : « Allez bébé, on y va ! » 

Cet accouchement était un challenge ! Si on y arrivait, c’était, à deux, ensemble, avec passion et avec joie.

 

Dans un autre style, comme je pratiquais zazen, je suis allée, un peu plus tard, à une méditation avec mon petit garçon de 3 mois. Connaissez-vous zazen ?

2 fois 30 minutes de méditation, silencieuse…

Au bout de 10minutes, mon petit pleurait et criait à n’en plus pouvoir et moi, je le gardais dans mes bras, position assise, le regard tourné vers le mur, avec un léger sourire, intérieur, aux lèvres.

Après un moment d’appréhension, ses cris m’encourageait finalement à me positionner. J’entendais désormais ce que je ressentais quelques mois auparavant et je restais, sage, pénétrée mais imperturbable. Donnant vie à ce qui était en moi.

 

Sans réaction, moment d’introspection.

 

Un combat, contre soi-même, qui mène à la protection. Là encore, de la Vie. 

Car la mère, défend, coûte que coûte. 

 

Il y a peu de temps, j’ai regardé le film « le jardin des Finzi Contini » de Vittorio de Sica. Un film de 1970. 

Dans l’Italie fasciste, à la fin des années 30, les rapports entres les personnages semblent complexes… 

Et on s’aperçoit que l’héroïne, Micòl, jeune fille d’une famille juive, se contraint à éviter l’amour qui s’offre à elle pour entendre, beaucoup plus tard qu’il sera sauvé des rafles nazies sévissant au moment de la guerre.

Anticipant son triste et sombre avenir, elle ne souhaitait pas se voir séparer de cet amour au moment de sa propre arrestation. Elle refusa alors toute liaison avant même d’être séparée. 

 

La guerre avec soi-même.

Et enfin, l’intégration.

De son âme… 

D’enfant !

… Votre Vie ? Mon Dieu, faites-en un sujet de création !

 

Photo : Une femme et une petite fille, à bord de la pinasse, menant à Akounougbé (pays Agni, Côte d’Ivoire)


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